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 [Nostalgie] Articles sur la GdM pour la Gazette

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Sandoval

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MessageSujet: [Nostalgie] Articles sur la GdM pour la Gazette   Jeu 4 Aoû - 10:33

Ca fait longtemps, à l'époque Garrulfo s'appelait Jon_Jokah et Lordream... Lordream Very Happy Voici les trois articles (un récit, un reportage et une entrevue) qui avaient été écrits en 2008 pour la Gazette n°11, jamais parue.

Partie 1 : le récit

Tout le monde le sait, Grû, en digne représentant de son peuple, n'a jamais été Grunt à tout faire. Tant qu'il s'agissait d'étriper du Gnome pour les amuse-gueule ou de l'Elfe pour garder la ligne, il n'avait besoin de personne. Non vraiment, de personne... si ce n'est de sa célèbre massue Pitchou, qui lui venait de son père Hou (et qui était "un cas" comme on dit), massue ainsi nommée à cause de son inhabituelle petite taille car provenant de la cuisse du plus petit des trois dragons de l'île. Mais quand il fallut que notre chair cher Grû se dote de potions curatives, pour partir justement à la chasse aux dragons, revenus venger leurs ancêtres autrefois sauvagement désossés pour de basses questions d'armement, subitement, comme la Mort, il se mit en quête de savoirs autres que la guerre et la cuisine. Et il en a parcouru du chemin ! L'on raconte même, dans le facétieux royaume Troll, qu'il chercha si longtemps que les dragons moururent de vieillesse à attendre de trouver du Grunt à griller en représailles...

C'est lors de sa troisième année de recherche qu'il tomba enfin sur quelqu'un qui put (mais qui sentait bon) le renseigner. Il faut avouer que c'était un peu de la faute de Grû, qui jusque-là tapait PUIS posait des questions au cadavre. Mais cette fois-ci, il tomba vraiment sur quelqu'un, au sens propre (bien que fort sale après trois ans sans toilette), alors qu'il avait tenté de sauter d'une hauteur pour attraper la Lune. Et ce quelqu'un n'était autre qu'Urg, le Nain connu pour avoir décidé tout petit (enfin, très jeune) de vouer sa vie à faire payer tout ce qui pouvait l'être dans le seul but de dire ensuite "C'est comme ça, tout s'paie !". Oh, le choc fut rude, tout de même, car Grû pesait son petit poids, inversement proportionnel au petit pois qui lui tenait lieu de centre de réflexion (chez les Grunts, le centre de réflexion est le nom donné à un casque servant à faire ricocher les ridicules flèches elfiques qui châtouillent le crâne). Mais Urg survécut, habitué qu'il était à crouler sous le poids des taxes dans son royaume. Et ce qui le sauva d'un fatal coup de massue, ce fut sa mauvaise humeur : se rendant compte qu'il venait de perdre tout un stock de fioles d'invisibilité, qu'il espérait vendre à prix d'or, il reprit connaissance immédiatement en hurlant :
- Nooooon, mes chères potions à faire disparaître la chair, que j'allais vendre si cher ! Mais cherchez-les, vous, au lieu de rester planté là à brandir votre tronc d'arbre en os !

Tant de mots à la suite, c'en était trop pour Grû, qui n'avait retenu que "potions", mais qui n'en voyait pas l'ombre d'une, car au sol, à part quelques éclats de verre, tout semblait disparaître : les herbes, les pierres, la terre... son pied gauche avec lequel il avait coutume de se lever le matin ! A défaut de prendre la fuite, Grû prit la parole :
- Grû ? Pied ? Où pied ? Magie, magie ?
- Rhoooo mais vous l'faites exprès, bougre de bougre, vous marchez d'dans en plus ! Savez combien qu'y z'achètent ça à la Guilde Marchande ? Des centaines de piécettes ! Magie, magie... mon postérieur oui : c'est du commerce ! Et là vous marchez dans mon commerce ! Retirez vot'pied invisible de mes potions !
- Potions !!! Moi vouloir potions !!! Toi donner moi potions !!!

Le Nain, avisant de la taille de son nouveau client et de sa requête si précisément formulée, retrouva sur l'instant ses esprits et proposa de lui vendre ce qu'il désirait. Ce qu'il lui restait surtout : une dizaine de fioles bleues, censées accroître les capacités magiques de qui en ingurgiterait le contenu (contrairement à Grû, sans le contenant, bien entendu), qu'il présenta comme les meilleures potions curatives du Lorndor, et qu'il céda à un prix écrasant d'un millier de pièces (plus une pièce pour s'acheter chez Ali un baba au sésame, histoire qui bien plus tard sera reprise par les Humains orientaux).

Mais cela ne suffisait pas à Grû, qui était capable d'avaler les potions par lot de quatre ou cinq. N'ayant jamais acquis de monture ou d'arme complexe, il était encore fort riche, et il demanda poliment en saisissant le Nain par la barbe :
- Encore potions !

Tout en marmonnant dans sa barbe, Urg tendit la main vers la gauche, espérant ne jamais y passer l'arme. Grû regarda tout d'abord la main... puis, quelques heures plus tard, ce que désignait la main (se souvenant de ce moine qui lui avait montré la Lune en commençant un sermon du genre "Quand le sage montre la Lune du doigt, l'imbécile...", phrase qu'il ne termina jamais car on ne traite pas Grû d'imbécile sans perdre étrangement la vie à l'instant même). Et la petite main poilue pointait vers un bâtiment lointain.
- Grû ? Quoi être ? Potion géante ?
- No... non... balbutia Urg, au bord de l'évanouissement. Guilde... Marchands...
- Guy Marchand ?
- Non... Eux tout vendre... Potions partout... Pitié... Arg...

Le Grunt lâcha l'affaire, enfin, le Nain, qui s'écroula parmi les bris de verre et qui, petit à petit (ou plutôt, minuscule à minuscule) disparut comme rongé par un étrange liquide, jusqu'à ce qu'il ne reste de lui qu'une immense barbe rouge sang, rallongée de plusieurs pieds de long, et dont la légende raconte aujourd'hui qu'elle fut à l'origine de ce que les Humains nomment "paillasson". Grû s'approcha du bâtiment, frappa à la porte qui vola en éclats et demanda à voir un certain Guy, marchand.

Ce fut un Grunt nommé Lordream qui l'accueillit et s'adressa à lui dans un langage grunt fort élaboré :
- Bienvegrû à l'auberge du Phénix Doré. Pour voir les marchands, c'est la porte derrière moi. Suis-moi...

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MessageSujet: Re: [Nostalgie] Articles sur la GdM pour la Gazette   Jeu 4 Aoû - 10:34

Partie 2 : reportage dans les bâtiments de la guilde

Lordream fit entrer Grû par la porte de l'auberge du Phoenix Doré. A l'intérieur, les habituels piliers de taverne du Lorndor, accrochés à leur chope, relataient la dernière rencontre de Sproach Ball ou soupiraient que "C'était mieux avant...".
- Ca être marchands ? grogna Grû.
- Non, répondit Lordream, c'est la Taverne Publique ça, c'est juste pour boire un verre et discuter. Les marchands sont derrière cette porte en or, là, au bout de la salle.
- Porte en or ? Eux pas savoir quoi faire argent ! Et petite trappe là devant, moi entendre bruit et voir potion cassée devant. Quoi être ?
- Ah, ça c'est la Cave de l'Auberge. Elle est toujours inondée et les gens se noient dans des discussions interminables ou participent à toutes sortes de jeux étranges. Pour se détendre entre deux guerres, c'est l'endroit idé...

Mais Grû n'attendit pas d'avantage et poussa la porte dorée pour tomber dans... une immense salle circulaire où circulaient en tous sens des individus affolés et agités criant "Je prends ! Je prends !", "Et moi j'achète ! J'achète !", "Moi aussi !", "Non, c'est moins cher par là !", "Et mon poison, il est pas frais mon poison ?!".
- Grû ! Quoi être endroit avec fous hurlant ?
- Voici la Bourse. Ici tout s'achète et tout se vend. On peut aussi passer des commandes et des annonces, se renseigner sur un prix, discuter du marché... C'est sûr que c'est vivant ! Viens, on va voir si quelqu'un vend des potions...

Les pattes sur les oreilles, les deux grunts firent le tour de la salle, demandant à droite à gauche si quelqu'un vendait des potions pour se soigner. Quelques affaires furent rapidement conclues et Grû remplit son sac à mesure qu'il vidait sa bourse. Il signa aussi de son empreinte quelques parchemins sans trop comprendre, mais Lordream lui assura qu'il s'agissait-là de commandes de potions qui lui seraient livrées très bientôt dans son campement, juste avant de partir en guerre. Pour une fois, Grû fut content en dehors d'un combat.

Et avant de quitter les lieux, il avisa un long couloir derrière les immenses affichages. Lordream anticipa sur sa question :
- Oui Grû, je sais : quoi être... Ce sont les salles réservées à certaines activités de la guilde. Il y a là de quoi se payer les services d'assassins, de soigneurs, d'alchimistes, d'écrivains, d'illustrateurs... Et tu peux même y chercher l'âme soeur !
- Lame soeur ? Epées avoir frères et soeurs ? Massue moi être unique !
- Laisse tomber cette partie-là. Viens, je vais te montrer ce que c'est, tu comprendras par toi-même...

Et les deux grunts pénétrèrent dans le long Couloir des Services, dont le nom n'est pas sans rappeler le "couloir des sévices" en Place Publique, où sévissent nombreux esprits critiques et chagrins à l'affût de la moindre discussion en vue d'y jeter l'opprobre et y semer des germes d'agression comme d'aucun cultivent des plantes carnivores dans les jardins d'enfants. Devant eux, une série de portes en enfilade sans pour autant être choquant.

Première porte : "Service des Mercenaires"

Grû ne sachant pas lire, il ouvrit et entra d'un pas grunt (autrement dit lourd et bruyant).
- Yaaaaaaaaaaaaaaaaaaahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Oui, yaha... Ce fut le cri d'une étrange créature qui venait de piquer Grû. Celui-ci l'écrasa aussitôt de sa massue. Un moustique ? A y regarder de plus près, il s'agissait plutôt d'un gnome, tout de noir vêtu et encapuchonné, dague à la main et bave aux lèvres, qui avait tenté de poignarder le guerrier grunt. A peine le temps de se poser la question du pourquoi de la chose que se jettèrent sur le corps aplati de la victime une dizaine de personnages tout de blanc vêtus et encapuchonnés également, qui se mirent à bouger leurs mains dans tous les sens et à incanter d'étranges sortilèges. Le tout en se donnant de petits coups de pied et en se disputant : "C'est moi qui le soigne !", "Non, c'est moi !", "Laissez, je suis le Soigneur des Anneaux, ce corps me revient !", "Et moi je suis le plus grand panseur de tous les temps, écartez-vous espèce d'amateurs !"...

Devant cette scène, Grû resta incrédule, ce qui ne le changeait guère. Lordream, apparemment habitué, fit s'éparpiller tout ce monde et posa sa patte sur la massue de Grû pour qu'il baisse sa garde :
- Ah, ce n'est rien, ce sont nos mercenaires. Le petit tout plat, là, c'est un assassin en herbe.
- Grû ? Lui tuer plantes ?
- Non, je veux dire qu'il vient à peine de s'inscrire ici, il n'a toujours pas reçu de contrat, alors il s'entraîne comme il peut. Enfin, comme il pouvait. Regarde dans le fond, les personnes qui aiguisent leur lames et qui les enduisent de poison : ce sont les mercenaires assassins que n'importe qui peut engager pour éliminer quelqu'un. Il suffit de remplir un petit parchemin sur la future victime et ils s'occupent du reste.
- Grû compris. Eux tueurs contre or. Et autres agités en blanc, qui être ?
- Ah, eux ce sont aussi des mercenaires, mais des soigneurs. Même principe : on peut les payer pour qu'ils viennent nous soigner. C'est pratique quand on part chasser.
- Grû encore compris. Eux comme grosses potions ambulantes. Mais pas à boire : eux chanter et pouf nous guéris ! Ca pas bête.

Les deux grunts sortirent pour laisser le service d'entretien remettre un peu d'ordre et lessiver le sol rougi. Ils s'approchèrent de la porte suivante.

Deuxième porte : "Service des Artistes Publics"

Grû ne sachant toujours pas lire, il ouvrit et entra d'un pas elfique (autrement dit méfiant)... Rien. Personne pour lui sauter dessus. Aucun bruit. Le silence... Et pourtant la pièce était remplie de monde ! Certains étaient assis devant un parchemin et y faisaient glisser prestement leur plume, s'arrêtant de temps à autre pour la tremper dans une fiole colorée, profitant de lever la tête pour regarder les deux nouveaux arrivants d'un air réprobateur et portant un doigt à leur bouche pour signifier "Chuuuut...". D'autres se tenaient devant leur chevalet, les habits et les cheveux plein de peintures diverses, et jetaient d'habiles coups de pinceaux sur des toiles de toutes tailles se remplissant de magnifiques illustrations (mais aussi d'étranges symboles nommés "lettres" et qui, paraît-il, s'accoupleraient pour former ce que l'on appelle des... "mots", voire des "phrases" pour les plus féconds, du moins c'est ce que Grû avait cru comprendre quand il avait rasé tout un bâtiment plein de livres sous les protestations des hommes en robe grise qui vivaient dans cet étrange lieu).

Ebahi devant tant d'agitation silencieuse, Grû ne s'aperçut pas tout de suite qu'un de ces personnages s'était approché et le visait avec un fusain, un oeil fermé et la langue tirée, tel un Gnome ayant délaissé un temps sa fronde pour s'essayer au tir à l'arc :
- C'est bien ça, ne bougez plus... La massue, un peu plus haute s'il vous plaît... Et le regard plus intense si possible, parce que là on dirait un Tauren qui rumi... * boum *
- Massue plus haute ? Voilà ! Moi pas Tauren, moi Grunt !

En un instant, les parchemins et les toiles volèrent et la salle se vida avant qu'elles aient eu le temps de toucher terre. Il ne restait de l'inconscient qu'un bras tenant un pinceau qui dépassait sous l'énorme massue. Lordream s'approcha calmement :
- Non Grû, il ne t'a pas traité de Tauren. Il voulait simplement utiliser une image. C'est un artiste, tu comprends ?
- Tartiste ? On donne lui des tartes dans gueule ?
- Non, lui et les autres sont là pour être engagés, comme les mercenaires à côté. Sauf qu'eux ils en travaillent pas avec des armes, mais avec des outils. Regarde, une plume pour écrire des textes. Et là, sous ta massue, un pinceau pour dessiner. On vient ici si on a besoin de l'un ou l'autre, on dit ce qu'on veut et ils le font.
- Eux payés pour faire apparaître choses sur parchemins ? Pourquoi gens pas faire eux-mêmes ?
- Parce que, Grû, tu dois le savoir, certaines personnes n'écrivent pas ou ne dessinent pas. Et elles ont besoin de ça pour leur clan, pour les guerres, pour leurs amis... Ce sont des écrivains et des dessinateurs publics.
- Oh, Grû croyait que pigeons voyageurs eux écrire papiers avoir dans tube autour du cou ! Alors pigeons pas savoir écrire, avoir menti depuis tout petit grunt ! Oiseaux menteurs !

Et tout en fulminant, Grû sortit de la pièce et se dirigea vers la porte suivante.

Troisième porte : "Service des Unions"

Grû ne sachant définitivement pas lire, il ouvrit et entra d'un pas tauren (autrement dit en ruminant). Les évènements qui suivirent furent si gênants pour l'honneur de notre ami grunt qu'ils ne peuvent être racontés en détails. Sachez toutefois que depuis la taverne même on entendit tout d'abord quelques * smack * suivis d'un hurlement d'horreur bestial et de grands coups... jusqu'au silence absolu quand Grû sortit, traces de lèvres mêlées à du sang frais sur les joues et le front :
- Rien dire Lordream ! Pas parler !
- Hum... C'était juste la salle pour les rencontres amoureuses... Cela ne te concerne pas. Et puis apparemment ça va être en travaux un petit moment là... Enfin, si un jour tu cherches une compagne, rappelle-toi qu...
- Moi avoir déjà compagne ! * montre sa massue *

A partir de ce moment-là, les deux grunts n'échangèrent plus aucun mot, se comprenant simplement par le regard. Ils approchèrent de la dernière porte possédant une inscription, les autres étant apparemment prévue pour des activités futures à définir.

Quatrième porte : "Laboratoire d'Alchimie"

Grû ne chercha même pas à lire mais il reconnut un dessin de potion : il ouvrit et entra d'un pas gnome (autrement dit curieux et intéressé) car il avait enfin compris le fonctionnement de la guilde. Ici, il allait pouvoir commander ses potions à des spécialistes en alchimie. Et là, au beau milieu des tables remplies de plantes, de cornues et d'alambics, débordant de parchemins pour acheter ou vendre des potions, se tenaient trois curieux personnages en train de s'échanger des fioles, d'y goûter et de noter leurs impressions sur un grand carnet. Il y avait au centre une jeune taurenette parée d'une multitude de bracelets à l'effigie de la guilde, à sa droite un non-mort tout de noir vêtu dont les poches débordaient de plantes et à sa gauche un elfe croulant sous le poids des registres et des parchemins. Lordream, toujours sans parler, fit le signe grunt de commandement pour indiquer qu'ils étaient l'autorité des lieux. Grû s'avança, en levant la patte en guise de brève salutation, et entreprit de leur parler...

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MessageSujet: Re: [Nostalgie] Articles sur la GdM pour la Gazette   Jeu 4 Aoû - 10:35

Partie 3 : interview des fondateurs

Grû : Grû à vous ! Vous être chefs secte ici ?
Jon Jokah : Bonjour Ami Orc. Je suis Jon Jokah, taurene chamane et jeune hordeuse au service d'Argowal et des Hors-La-Loi. Mais je fréquente ces arrières-salles de l'Auberge du Phénix Doré pour bien d'autres raisons, et pas pour une "Secte", bien qu'il m'arrive de me mettre à genou devant des alambics ou des tas de pièces d'Or, tout en récitant quelques prières incompréhensibles pour d'autres.

Grû, n'ayant apparemment pas tout compris, se tourna vers l'elfe avec les dossiers. Celui-ci avisa le nouveau venu à la peau verte :
Hop : Salut à toi, l'orc. Je suis Hop, au service de l'Alliance. Je ne suis pas ami de ta race, mais tu n'as rien à craindre en ces lieux, ils sont ouverts à tous et le respect est de mise. Les affaires de factions et de clan n'entrent pas en ces murs.

Grû : Quoi ? Vous pas participer guerre Lorndor ?
Hop : Non. C'était une condition fondamentale quand nous avons créé cette guilde, cette taurenette et moi. Si tu as une interrogation, tu peux me demander : j'essayerai d'y répondre.

Grû : Alors pourquoi vous avoir créé guilde qui être ni clan pour guerre, ni secte pour divinité ? Ca être pour gagner or ?
Hop : Nous l'avons fondée pour avoir un lieu de discussions entre marchands et pour proposer des services qui n'existent pas encore en Lorndor, ou différemment pour certains. Par exemple, ici tu peux engager des assassins pour éliminer quelqu'un. Ou des soigneurs, tu comprends ?

Grû : Moi comprendre : ici pouvoir trouver gens pour tuer ou pour saigner.

Hop : Heu... non, pour soigner. Enfin, on a aussi des personnes qui peuvent écrire des textes pour toi, si jamais tu... enfin... écrire, on n'a pas toujours le temps quand on combat... On propose de tout en fait.

Rangeant quelques fioles sur une étagère avoisinante l'Undead repris le fil de la conversation avant qu'elle ne tourne mal :
Espeon : Exact. La Guilde des Marchands est avant tout là pour toucher aux divers domaines peu exploités du Lorndor... Enfin au-delà de la guerre quoi !

Farfouillant distraitement dans sa poche à la recherche d'une Angelica Glauca (il lui semblait pourtant l'avoir mise là superzut), il ajouta :
Espeon : Ah au fait moi c'est Espeon. Undead mage au service de mon clan et de la guilde. Le spécialiste de la section alchimique et heuu... Dis t'aurais pas vu une Angelica par hasard ?

Grû : Moi pas parler femelles, et pas connaître Angelica. Mais vous être trois différents : comment vous être rencontrés ?

Hop : Jon Jokah et moi nous sommes rencontrés sur les lieux de vente, alors que nous étions concurrents. Comme aucune structure n'existait pour les marchands lorndoriens, je lui ai alors proposé que nous fondions la GdM ; l'idée lui a plu et quelques semaines plus tard nous l'avons inaugurée, malgré nos différences, puisque sur une base de neutralité vis-à-vis des factions. Nous avons fait appel à Espeon et Sandoval pour nous aider dans nos tâches, puis d'autres motivés nous ont rejoints pour former l'équipe que nous avons à présent.

Espeon sursauta au mot "tâches", craignant un début de querelles comme il s'en déroule dans les tavernes du Lorndor, et reprit le fil de l'explication :
Espeon : La rencontre ? Bah très simple en ce qui me concerne : alors que je finissais un entraînement de soigneur émérite, la taurenette est venu me chercher en exposant le projet de la Guilde des Marchands. Il m'a plu, je l'ai suivi. De fil en aiguille nous l'avons fait se développer et j'ai rencontré Hop lors de la création effective de la Guilde...

Grû : Pourquoi coudre avec fil et aiguille pour faire secte vous ?

D'un oeil suspicieux sur le Grunt hébété, l'Undead se ravisa et reprit plus simplement :
Espeon : Jon chercher moi. Moi suivre elle. Moi vu Hop. Nous amis. Nous être moteur et essence de Guilde. Moi être origine de partie alchimique. Jon mieux expliquer ptetr' !

Alors l'Undead s'absenta pour aller chercher un Grimoire noté "Stock de potions - Fioles de soin & co", tout en faisant signe à Jon Jokah, l'air de rien, qui s'était écartée quelques secondes pour finir la concoction qu'elle avait commencée avant l'arrivée du guerrier.

Jon Jokah : Caramba ! Encore raté... Meuuuuuuuuh... hum. En effet. J'ai rencontré Hop alors que nous cueillons l'un à coté de l'autre. Je n'étais encore qu'une génisse (1) que ce troublion était déjà un grand concurrent. Alors, avec la diplomatie des meilleurs commerçants (qui a dit "hypocrisie" ?), je l'ai contacté pour en savoir plus sur ses activités. Le jeune elfe, agréablement surpris par ce geste de rapprochement entre marchands pourtant ennemis, à prononcé le mot "Guilde"...

Silence solennel dans la pièce... Rompu par le grunt :

Grû : Donc vous tauren femelle parler à petit elfe sans taper lui ?

Jon Jokah : Oui, et en le tenant au courant de mes recherches, j'ai commencé à lister tous les marchands sérieux du Lorndor et à les contacter pour créer ce... syndicat.

Grû se demandait si ce Saint Dica n'était pas un prêtre nain parfois croisé (et écrasé) à la guerre... Mais il n'osa interrompre la taurene lancée dans ses souvenirs.

Jon Jokah : Seul Hop s'était réellement investi pour créer cette rencontre, puis, vers la fin de l'été passé, une des arrières salles de l'Auberge du Phénix Doré nous a accueillis pour un premier rassemblement (2). Hystériques que ce projet se concrétise enfin, pendant que le Morien combattait la vile Zioul, nous correspondions par missives, nous cassant la tête des pages et des pages durant pour trouver la forme adéquate, afin d'éviter toute corruption possible ! J'ai galopé tout le Lorndor afin d'informer les marchands qu'une fête allait commencer ! Un pacifiste du nom de Dark Espeon, ayant lu un écriteau chez les Soins, a choisi de se déplacer sur l'heure à l'Auberge du Phénix Doré, en Zone Neutre. Quelle déception, il ne trouva pas la Guilde des Marchands... (3) Seulement une taurenette cueillant à quelques lieux, qui l'interpela et l'invita à cueillir avec elle (faits véridiques). Après l'allianceux et la hordeuse, le pacifiste en était. Il manquait alors un neutre chaotique, qui n'arrivera jamais.

Grû : Vous attendre encore autre chef secte ?

Jon Jokah : Non, la Guilde avait déjà des bases saines et bien plus simples que l'utopie initiale. Au début de l'automne (4), des affiches annoncèrent l'ouverture des bureaux dans le grand Forum Lorndorien, ainsi que dans certains palais de clans. Au fil des jours et des semaines, les visiteurs affluèrent et affluèrent, animant ces lieux à leur guise, apportant de l'intérêt à ces murs et cette bâtisse.

Jon Jokah sentit que le grunt ne suivait plus, et ce depuis le deuxième mot de son brillant exposé :
Jon Jokah : Euh... pardonne-moi Grû, je me suis emportée dans mes souvenirs. J'ai du fréquenter trop de lettrés. Nous aimer Po. Nous rassembler pour gagner plus. Beaucoup de gens venir. Ca être Guilde aujourd'hui. Mais moi pas riche, car moi être aussi inventive pour dépenser or que pour le gagner.

Grû : Ah... Bon, moi venir ici et acheter beaucoup potions à marchands dans salle Bourse. Mais pas assez pour grosse guerre. Vous pouvoir aider moi ?

Espeon sortit alors prestement un grimoire apparement neuf et une plume qui trempait dans une encre aux lueurs violettes :
Espeon : Oui pas de problème, il te suffit de passer commande aux Alchimistes Affiliés... Juste quelques formalités à remplir ! Poisons ? Potions de Soin ? Potions de Caractéristiques ? Constitution, Force, Mana, Dextérité ? Poids, âge, pointure, préférences culinaires...?

Grû : Non, juste potions soins. Pas autres mots compliqués.

La commande fut enfin passée, et rapidement satisfaite le temps que Grû se dégourdisse le gourdin à la taverne. Alors il s'en alla, sourire aux lèvres et sang aux pattes, traînant derrière lui une énorme charrette pleine de potions pour s'en aller en guerre. Il ne savait pas lire, mais il prit au passage un tract de la guilde pour demander plus tard son chemin, comptant y revenir content quand la guerre serait finie. Si elle finit un jour...



------------------------------
(1) niveau 7
(2) le 3 septembre 2007
(3) la Guilde des Marchands ne dispose pas de bâtiment dans le jeu, mais d'un forum propre (à elle quoi, bien que ce soit aussi très propre)
(4) le 2 octobre 2007

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